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HISTOIRE DE L'ORGANISATION DES VITIAZ

 

Les Vitiaz, en tant que mouvement de jeunesse russe et orthodoxe, sont nés en Estonie en 1921, date à laquelle furent crées le symbole, la devise et la première section en Lituanie que Nicolas Féodoroff confia à Nicolas Zemmering.

Le travail de l’Association des Vitiaz commença à se développer largement en France, dans la région parisienne ainsi qu’en province, à Grenoble, Marseille, Cannes et Nice. Des ‘drougines’ ont commencé à fonctionner simultanément à Prague, Berlin, Riga et Sofia. Ce fut une période de développement intense du travail de l’Association des Vitiaz parmi la jeunesse russe, née en Russie et se souvenant en partie de leur patrie. Les camps d’été à Mandelieu-la-Napoule au bord de la mer Méditerranée, et à Laffrey dans les Alpes accueillaient de nombreux enfants et jeunes russes, et, durant les années précédant la guerre, quelque 2500 personnes passèrent par ces camps de vacances.

Camp Vitiaz - Toury 1942

Avec la guerre arrivèrent des temps difficiles. En France, tous les Vitiaz en âge de se battre furent appelés à l’armée, où ils montrèrent vaillants durant les combats. Beaucoup périrent durant les combats ou dans les camps allemands. Beaucoup furent décorés. Durant la guerre, le travail se concentra à Paris et à Touri où, situé à une centaine de kilomètres de Paris, les camps de vacances furent été organisés (1939-1940, 1943-1944, 1944-1945).

En cette période de privation et de bombardements de Paris, cela permit à de nombreux enfants de vivre et d’étudier dans des conditions normales. En dépit de difficultés, furent également organisés des camps d’été qui accueillirent plus de 600 personnes. A Paris, quatre ‘drougines’ étaient en activité, ainsi qu’une «Ecole des Instructeurs» (créée en 1943) qui prépara les cadres pour le futur travail de l’après-guerre.

Pendant ce temps, le Service de Travail Social accordait une aide constante et pleine de sacrifices (sous forme de colis, de lettres, de visites dans les hôpitaux) non seulement à ses prisonniers de guerre mais aussi aux Russes prisonniers des Allemands. Les activités de cette période permirent également de préserver la jeunesse Vitiaz de l’aventure anti-nationale et de la séduction d’une propagande mensongère, ainsi que de l’expédition vers des travaux forcés. Ainsi la jeunesse Vitiaz se montra pleine de sacrifices et très active, soudée par l’amitié et par l’aspiration unique de servir sa devise : «pour la Russie, pour la Foi».



En mémoire des morts, une plaque de marbre fut posée dans la chapelle commémorative érigée près des tombes des soldats russes du corps d’expédition des années 1916-1918 à Mourmelon. La fin de la guerre fournit de nouvelles possibilités de développement de l’Association des Vitiaz. L’Union de la Jeunesse Vitiaz commença à travailler de façon régulière, organisa des spectacles et des congrès.



.........Vitiaz de la section de Nice devant la Cathédrale St.Nicolas

Le grand évènement de l’époque, en 1947, fut la célébration d’un office au congrès de Verrières par le métropolite Vladimir (diocèse de Constantinople) et de l’évêque Nathanael (diocèse hors-frontières).

 

Durant ces années se réunissait également l’instance législative suprême, le «Cercle Commun des Vitiaz», afin d’élaborer les Statuts. Ces réunions eurent lieu d’abord à Touri en 1945, puis au camp du nom de Souvorov à Laffrey en 1955 où furent adoptés les Statuts définitifs de l’Association des Vitiaz. La guerre finie, les centres Vitiaz dans les pays d’Europe de l’Est disparurent, mais de nouvelles ‘drougines’ firent leur apparition dans la province française, à Nice, Grenoble, Lyon, Troyes, Belfort et Forbach. En 1954 de nouveaux centres furent fondés au Maroc et en Argentine, en Belgique en 1958 et en Australie en 1959. Durant trois années, le camp du nom de Souvorov accueillit des Vitiaz du Maroc puis de Belgique.



..........Alexandre Soljenitsyn - Camp des Vitiaz à Mourmelon - 1975

En 1955, fut peinte une icône en mémoire du tsarévitch Alexis Nicolaevitch et de tous les volontaires de l’Armée Blanche tombés sur les champs de bataille. Cette icône trouva sa place au monastère « de tous les saints de la Russie » de Mourmelon. Ce monastère devint un lieu très cher aux Vitiaz grâce à l’archimandrite Iov, chef spirituel des Vitiaz pendant 25 ans. Pendant longtemps des camps de printemps y furent organisés, Alexandre Soljenitsyn se rendit même à l’un d’eux. Chaque année les Vitiaz participent à un pèlerinage à Mourmelon pour se recueillir sur les tombes des soldats russes.



Argentine - 1959

De plus des camps d’hiver sportifs furent régulièrement organisés, d’abord en Autriche puis en Suisse. Le camp d’été du nom de Souvorov s’équipa petit à petit, en 1961 une église y fut construite. A l’occasion du cinquantenaire de l’Association des Vitiaz et du camp, un congrès y réunit plus de trois cents personnes. Le camp fêta également solennellement le millénaire du baptême de la Russie et un monument y fut érigé à cette occasion. D’autres camps furent organisés, en Argentine (camp du nom d’Alexis à la Bolsa) et en Australie (camp du nom de Séraphin à Blakehits, dans les montagnes Bleues). Pendant un temps, le camp d’été du nom de Vladimir fut organisé en Belgique, mais il fut remplacé ces derniers temps par le camp d’hiver du nom de St Germain d’Alaska. Des milliers d’enfants, d’adolescents et de personnes russes furent accueillis dans ces camps, où leur était inculqué l’amour de la Russie et de son passé et où se renforçait leur foi dans son avenir.



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